À tous les films qui ont presque existé et à ceux qui existent malgré tout (1)
On parle de plus en plus de structurer le domaine du cinéma au Maroc, ce qui équivaut souvent à l’ajout de procédures administratives ou de conditions pour l’obtention des cartes professionnelles ou des autorisations.
En théorie, je trouve cela louable et bienvenu comme intention pour le milieu du cinéma. Sur le terrain, les barrages administratifs deviennent des obstacles à la création.
Le Bureau du cinéaste
« Quand une société n’a pas de bureau, je me dis que le projet ne doit pas être très sérieux, que ce n’est pas grand chose. »
Je rencontre ce monsieur qui affirme qu’il aime « aider les jeunes » et qui se montre prêt à me donner des conseils. C’est donc avec les meilleures intention qu’il me livre ses préjugés sur le statut des gens qui n’ont pas de bureau.
Au début, cela me contrarie un peu. Je m’attendais à des conseils et je récolte des jugements. Je voudrais répondre à ce monsieur et à tous ceux qui pensent comme lui. J’aimerais aussi encourager ceux qui démarrent un projet et qui se heurtent à de mauvais conseils.